Euphorisée, bousculée ou juste dépassée par la transformation numérique et les nouveaux modes d’organisation qu’elle insuffle, l’entreprise ne fait pas toujours l’effort d’en mesurer toutes les implications sur ses salariés. A tort, car il en va de leur efficacité, de leur moral voire même de leur santé. Dommage, le numérique est pourtant un outil formidable… Heureusement, des solutions existent pour améliorer les choses.

Illustration de Jean Jullien logo mail avec un nombre infini de notifications

Illustration de Jean Jullien

Le numérique est aujourd’hui incontournable dans notre quotidien professionnel. Et au vu de ses bénéfices indéniables (gains de productivité, organisations plus réactives, tâches automatisées, source infinie d’information, outils collaboratifs, travail en mobilité, etc.), il n’y a aucune raison pour que ça change. Bien au contraire !

Si on ajoute à cela l’omniprésence du numérique dans la sphère privée (le smartphone en est le plus bel exemple), nous ne sommes plus seulement connectés… mais hyperconnectés ! Une frénésie des usages qui n’est pas sans conséquence. Surtout dans le cadre du travail, où la disponibilité et le “tout, tout de suite” sont la nouvelle norme. Pire, une obsession…

Dans une récente étude IFOP pour Securex, 48% des répondants perçoivent l’accès permanent aux communications professionnelles comme une source de stress.

Ainsi, nous avons de plus en plus de mal à canaliser le flot d’informations qui nous parvient (combien de mails, de notifications à traiter par jour ? Combien de temps perdu à le faire ?) et qui nous déconcentre constamment, à communiquer de façon efficace avec nos pairs (le paradoxe des outils de communication modernes : on se parle moins et moins bien), à gérer la frontière entre vie privée/vie professionnelle (vu qu’il est possible de travailler de n’importe où, n’importe quand) et nous allons même parfois jusqu’à nous oublier nous-mêmes (prendre le temps du recul, de souffler est devenu secondaire – pourtant c’est primordial – et le statisme tout comme le sédentarisme font plus de mal à notre corps qu’on ne veut bien l’entendre).

1/3 des cadres Français se déconnectent rarement, voire jamais en dehors de leur temps de travail. 63% déclarent que cela perturbe leur vie privée et 60% que cela affecte négativement leur qualité de vie. (Enquête APEC-CREDOC – 2014)

Avant que ce nouveau “stress numérique” ne nous épuise inutilement et ne porte un coup sévère à notre performance (et par extension, à celle de l’entreprise), osons prendre le temps de nous observer :

  • Pour comprendre “ce qui ne va pas de soi” dans nos pratiques
  • Pour (re)définir des règles du jeu censées, cohérentes et donc plus efficaces (ex : charte d’utilisation des mails, fluidification des communications internes, droit et devoir de déconnexion, encadrement du travail en mobilité, halte au multitasking*, etc.)
  • Pour retrouver l’équilibre gagnant avec le numérique !

1 salarié Français sur 2 souhaite que son entreprise fasse plus d’efforts dans le domaine des nouveaux modes d’organisation du travail. (Baromètre Edenred-IPSOS – 2015)

Et vous ?

Où en êtes-vous dans votre relation professionnelle avec le numérique ? Et votre équipe ? Et votre entreprise ?

  • Rencontrez-vous des problèmes de concentration, de contre-productivité liés au numérique ?
  • Pensez-vous que les process numériques de votre entreprise manquent d’efficience ?
  • Cherchez-vous à prévenir ou enrayer le stress numérique dans votre entreprise (au global ou dans un service en particulier) ?

Et si améliorer vos pratiques numériques faisait partie de vos bonnes résolutions de la rentrée ? 😉

“La technologie doit nous libérer, pas nous submerger.” Daniel Sieberg (Head of Media Outreach chez Google)

*Travailler sur plusieurs tâches en même temps. Selon une étude récente, un “multitasker” peut en réalité perdre jusqu’à 40% de son temps de productivité à cause du temps nécessaire au cerveau pour « switcher » entre les tâches !