Du E-learning au digital learning

Le terme e-learning ne peut plus couvrir à lui seul l’ensemble des techniques de formation numériques actuelles. On recourt aujourd’hui à un nouveau concept : le digital learning. Ce vocable est utilisé en France depuis 2013. Il a tendance à remplacer celui de e-learning qui n’est plus suffisamment englobant pour exprimer tout le potentiel du numérique au service de la formation. Le digital learning n’est pas un nouveau type de ressource pédagogique et encore moins une nouvelle modalité pédagogique qui va révolutionner la formation. Il symbolise la volonté d’exploiter le numérique de manière globale (c’est ce qui est proposé par la plateforme We are Learning). Le digital learning peut être intégré à toutes les modalités pédagogiques : la formation présentielle, la formation distancielle mais également dans tous les types de techniques de formation.

Si la numérisation peut trouver sa place à tous les niveaux d’un dispositif de formation, il faut être vigilant à ne pas tomber dans le piège du patchwork technologique. Pour chacun des 3 ateliers, remettre en cause les modalités pédagogiques et par conséquent les technologies associées pourrait conduire à voir le digital learning comme une simple addition de ressources numériques. Il faut donc faire attention à construire un ensemble cohérent notamment dans le cas des ateliers hybrides appelés aussi mixtes ou en blended.

Des ateliers mixtes (ou en blended), d’accord. Mais que mixe-t-on ?

L’hybridation des ateliers s’entend comme la combinaison de plusieurs modalités dans la transmission de connaissances en vue d’atteindre des objectifs pédagogiques définis. Il ne s’agit donc pas de faire un étalage des différentes modalités au sein d’un même atelier mais de répondre à des exigences liées au temps et au lieu de ces derniers.

Ces dispositifs hybrides de formation mixent :

  • Des temps d’appropriation de contenu ou de savoirs incontournables par le biais de modules de e-learning, de ressources documentaires en ligne, de Mooc…
  • Des temps de mise en pratique dispensés selon des modalités présentielles avec des interactions entre apprenants, et entre apprenants et formateur, consultants et délégué régional,
  • Des temps d’accompagnement. Il s’agit de se décider sur les types d’accompagnement possibles et sur les modalités de leur mise en œuvre. Ainsi pour un atelier donné, on pourra faire intervenir des formateurs comme experts de contenu, des tuteurs, des pairs en des moments clés de l’atelier pour des rôles spécifiques. L’agencement de ces interventions et leur orchestration au sein du dispositif constituent à eux-aussi un aspect du modèle en blended.

Deux clés pédagogiques incontournables pour l’efficacité d’un atelier mixte.

Une des clés pédagogiques se situe dans la cohérence des contenus du dispositif entre acquisition de connaissances à distance et formation en salle. Cohérence dans les concepts, mais aussi dans le vocabulaire.

Une deuxième clé est le caractère obligatoire des deux composantes.  Le consultant n’a pas le choix de suivre l’un ou l’autre des modules. L’atelier constitue un « tout ». Il y a un continuum pédagogique entre les modules à distance et la session en présentielle. Si le choix est fait de construire un dispositif blended, alors il est important que les modules à distance revêtent la même exigence de suivi par les participants.

Digital et présentiel : des modalités en interaction au service d’un dispositif centré sur le consultant.

Pour être efficace un dispositif « blended » doit s’appuyer sur des modules e learning et des compétences d’animation en présentiel de qualités équivalentes.  L’un ne doit pas compenser les carences de l’autre. La qualité d’une formation « blended » dépend donc de la qualité de ses deux composantes, présentielles et e Learning (cf. schéma dans le lien)