Je choisis mon statut


De nombreux statuts s’offrent à moi lorsque je dois choisir mon statut juridique pour démarrer mon activité de façon autonome : régime sociétal (entreprise unipersonnelle, individuelle), portage salarial.

J’ai décidé de me lancer à mon compte. La première étape est le choix de la forme juridique pour héberger mon activité. Le terme « freelance » ne constitue pas un statut en tant que tel. Il est facile de s’y perdre car les statuts sont nombreux et n’ont pas le même impact : impôt, couverture sociale, revenus… Jee dois prendre en compte mes besoins pour choisir le statut le plus adapté à ma situation.

Le régime de la micro-entreprise

La micro-entreprise est très en vogue chez les freelances. Ce régime me permet d’obtenir mon immatriculation gratuitement très rapidement, sous 24h, et d’exercer mon activité de freelance en parallèle d’un autre emploi par exemple. Autre avantage non négligeable : je paye mes charges au prorata de mon chiffre d’affaires, et bénéficie d’une exonération en franchise de TVA – à condition de ne pas dépasser le plafond de 33200 € pour la prestation intellectuelle -. Cependant j’identifie quelques désavantages : le chiffre d’affaires est plafonné à 70 000 € au cours de l’année civile. De plus, ma couverture sociale est plus limitée – à moins de souscrire à des assurances complémentaires, pour assurer mes arrières en cas de cessation d’activité.

L’EIRL

Je constate que les formalités de création d’une entreprise individuelle (EIRL) sont relativement simples et peu coûteuses, et peuvent être réalisées en ligne. Niveau fiscalité, mes bénéfices seront soumis à l’impôt sur le revenu mais je peux décider de changer pour l’impôt sur les sociétés. Niveau responsabilité, ce statut permet d’affecter une partie de mon patrimoine à mon activité professionnelle, le distinguant ainsi de mon patrimoine privé.

SASU

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) est un dérivé de la SAS, formée par un seul associé. En tant que président, j’exercerais comme travailleur assimilé-salarié : je suis donc affilié au régime général de la sécurité sociale ; et ma responsabilité est limitée à la hauteur de mes apports. Mes bénéfices sont soumis par défaut à l’impôt sur les sociétés mais, durant les 5 premières années, je peux choisir l’imposition sur les revenus.

L’EURL

L’entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) est, quant à elle, un dérivé de la SARL. Les démarches administratives sont un peu plus légères que pour une SASU, mais toujours plus coûteuses qu’une EI. Là encore, ma responsabilité est limitée à la hauteur de mes apports, mais je peux être affilié au régime social des travailleurs indépendants. Je peux librement choisir d’être imposé selon l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés, sans contrainte de durée.

Le portage salarial

Je découvre le portage salarial avec AD’Missions. Cette option correspondra davantage aux freelances en quête de liberté et de sécurité. Ce statut repose sur une relation tripartite entre une entreprise de portage, moi et mon entreprise cliente. Je deviens donc salarié porté et je bénéficie des avantages et des garantie du salariat (sécurité sociale, assurance chômage, caisses de retraite) et de l’autonomie du freelance. Je perçois mon salaire tous les mois calculé en fonction de mon chiffre d’affaires. Je peux également bénéficier de la prise en compte de mes frais professionnels et profiter de produits de défiscalisation (type PEE, PERCO, CESU…), ainsi que d’une ingénierie salariale optimisée et sur mesure.

Newsletter