Le portage salarial : une transition parfaite entre le CDI et l’entrepreneuriat

transition

Créer sa propre entreprise peut être aussi tentant qu’effrayant, et soulever de nombreuses questions. Quel statut choisir ? Mon projet est-il viable ? Comment trouver des clients ? Le portage salarial permet de faire une transition parfaite entre le CDI et l’entrepreneuriat, sans se soucier des contraintes administratives ni redouter l’échec.

Lorsqu’on sait qu’une entreprise sur deux met la clé sous la porte avant sa cinquième année d’existence, on peut comprendre que certains soient réticents à démarrer leur propre business. D’autant plus que la création d’entreprise suppose bien souvent d’engager un capital de départ, voire son patrimoine personnel, selon le statut juridique choisi.

Pour tester son projet en toute sécurité, la solution peut être de passer par le portage salarial. Ce statut permet de travailler en toute autonomie, sans avoir à créer une structure juridique. Le salarié porté choisit ses conditions de travail et ses clients, fixe ses prix, sans avoir à s’embarrasser des contraintes légales ou administratives, telles que la demande d’immatriculation, la gestion de la trésorerie, les cotisations URSSAF, la souscription à des assurances complémentaires ou encore les relances auprès des mauvais payeurs.

 

« Le portage est une transition rassurante avant le plongeon dans le grand bain de l’entrepreneuriat »

La société de portage sert d’intermédiaire entre le travailleur et ses clients, et lui reverse un salaire moyennant le prélèvement d’une commission de 5 à 10 % de son chiffre d’affaires. Un vrai atout pour ceux qui ont toujours travaillé en CDI ou en CDD pour une entreprise, et à qui les démarches administratives de la création d’entreprise peuvent faire peur. Ces derniers peuvent alors étudier leur marché et la demande pour leur activité, affiner leurs prix et prendre le temps de se construire une clientèle, avant de passer à la vitesse supérieure.

Le portage salarial peut donc s’envisager comme une transition rassurante avant le plongeon dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Et en cas d’échec, il offre un véritable filet de sécurité, puisqu’il permet aux travailleurs indépendants de bénéficier du chômage. Pas de risque, également, de perdre son capital de départ, ni de devoir hypothéquer sa maison pour rembourser ses dettes, dans la mesure où ce statut ne suppose pas un gros investissement initial et ne vous permet pas d’embaucher de salariés.

 

Une fois prêt, quittez la société de portage en toute simplicité pour créer votre boîte

Une fois son projet affiné, son portefeuille de client étoffé, son réseau élargi et son chiffre d’affaires multiplié, on peut se sentir prêt à voler de ses propres ailes, ou vouloir créer quelque chose de plus grand. Il est alors tout à fait possible de changer de statut, en posant sa démission auprès de la société de portage, ou en lui proposant une rupture conventionnelle. Celle-ci verse un solde tout compte au salarié qui la quitte, et ce dernier est alors libre de créer sa propre structure, tout en conservant ses clients et son réseau.

Reste ensuite à définir le statut de votre nouvelle entreprise. Si le portage salarial vous a permis de bien développer votre activité, et d’obtenir un chiffre d’affaires élevé, vous pouvez directement créer une EURL ou une SASU, qui vous permettront de grandir et d’embaucher des salariés. Pour une gestion plus simplifiée et moins coûteuse, vous pouvez opter pour l’EIRL ou la micro-entreprise (dans le second cas, votre chiffre d’affaires sera plafonné à 32 900 €).