À partir de juillet 2026, les parents vont bénéficier d’un dispositif inédit destiné à leur offrir davantage de temps auprès de leur enfant après une naissance ou une adoption : le congé supplémentaire de naissance.
Ce nouveau congé parental vise à répondre aux besoins des familles durant les premières semaines de vie, période déterminante pour l’équilibre familial. Pensé comme un complément aux dispositifs existants, il s’inscrit dans une volonté de transformation des politiques familiales et sociales. Cet article présente le fonctionnement de ce congé, ses conditions d’accès et son calendrier d’application.
Comprendre le congé supplémentaire de naissance
Le congé supplémentaire de naissance va permettre une période d’arrêt de travail, qui peut atteindre deux mois. Il est ouvert à chacun des parents, sans distinction, et s’ajoute aux congés déjà en place liés à l’arrivée d’un enfant.
Durant cette période, le parent va bénéficier d’une rémunération partielle versée sous forme d’indemnisation. Le premier mois est compensé à hauteur de 70 % du revenu net habituel. Le second mois ouvre droit à une prise en charge correspondant à 60 % du salaire net. Cette répartition permet d’encourager une prise de congé prolongée tout en tenant compte de l’impact financier pour les foyers.
La durée du congé est flexible. Il peut être pris sur une période continue d’un ou deux mois. Il est aussi possible de fractionner ce droit en deux périodes distinctes d’un mois chacune, sans obligation de les poser à la suite.
Objectifs sociaux et familiaux du dispositif
Ce nouveau congé a été conçu pour renforcer l’accompagnement des familles dès les premiers moments de vie de l’enfant. Il permet aux parents de consacrer plus de temps à leur nouveau-né ou à leur enfant adopté, sans être contraints de reprendre une activité professionnelle trop rapidement.
L’un des objectifs affichés est aussi de favoriser un meilleur partage des responsabilités parentales. En donnant à chaque parent un droit identique, le dispositif soutient une répartition plus équilibrée du temps consacré à l’enfant. Il participe ainsi à une évolution des pratiques familiales et professionnelles, en valorisant la présence parentale dès les premiers mois.
Ce congé s’inscrit également dans une logique de prévention. Un accompagnement renforcé au début de la vie contribue au bien-être de l’enfant et à la stabilité du foyer.
Articulation avec les autres congés existants
Le congé supplémentaire de naissance ne remplace aucun des congés déjà en vigueur. Il vient s’ajouter au congé de maternité, au congé de paternité et au congé d’adoption. Chaque parent peut donc cumuler ces périodes, dans le respect des règles propres à chaque dispositif.
Le congé parental d’éducation reste inchangé. Ses conditions d’accès, sa durée et son mode d’indemnisation ne sont pas modifiés par l’introduction de ce nouveau droit. Les parents conservent donc l’ensemble des options existantes pour organiser leur temps après l’arrivée de leur enfant.
Cette complémentarité permet aux familles de construire un parcours adapté à leur situation personnelle et professionnelle.
Date d’entrée en application du congé
Le congé supplémentaire de naissance pourra être utilisé à compter du 1er juillet 2026. Cette mise en place résulte de l’adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale, validé de manière définitive en décembre 2026.
La création de ce droit dans un délai rapproché implique une adaptation rapide des organismes concernés. Des ajustements administratifs sont à prévoir, notamment concernant le traitement des demandes et le versement des indemnités. Ces délais pourront être plus importants lors des premiers mois de déploiement du dispositif.
Conditions d’éligibilité des parents
Le congé supplémentaire de naissance est accessible à chaque parent d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026. Il concerne également les parents dont la naissance était prévue à compter de cette date, même si l’enfant est né ultérieurement.
Ce droit est individuel. Chaque parent peut en bénéficier indépendamment de l’autre, sous réserve de remplir les conditions prévues. Il s’adresse aussi bien aux salariés qu’aux personnes relevant des régimes assimilés, selon les règles définies par la sécurité sociale.
Ce dispositif marque une étape importante dans l’évolution des droits liés à la parentalité, en élargissant les possibilités offertes aux familles dès l’arrivée d’un enfant.






