01 76 35 08 43 Lun au Ven : 8h30 à 19h
01 76 35 08 43 Lun au Ven : 8h30 à 19h
  • Accueil /
  • Le guide complet pour devenir indépendant, entrepreneur ou freelance /

Le guide complet pour devenir indépendant, entrepreneur ou freelance

Devenir freelance est un objectif de choix pour de nombreux travailleurs, car ce statut permet d’exercer n’importe quelle activité professionnelle, tout en bénéficiant d’un rythme de travail privilégié et d’une totale liberté de gestion. Dans la majorité des cas, le freelance peut opter pour un statut juridique simple et accessible, afin de créer son entreprise sans formalités complexes. Cependant, la multitude de possibilités peut rendre perplexe un entrepreneur débutant, puisque celui-ci doit comprendre les avantages et impacts des différents statuts avant de faire son choix. De l’auto-entreprise à l’EURL, en passant par la SASU et le portage salarial, chaque entreprise a ses spécificités.

Vous prévoyez de créer votre activité de freelance sous peu, mais vous ne savez pas par où commencer ? Faisons un point ensemble sur le statut d’indépendant et toutes ses caractéristiques, entre fiscalité, régime juridique et quotidien de l’entrepreneur.

Entreprendre

Quels sont les différents statuts juridiques des entreprises ?

Qui dit activité d’indépendant, dit obligatoirement choix d’un statut juridique adapté. A ce propos, l’entrepreneur peut opter pour différentes solutions, même si chacune d’entre elles vient avec ses avantages et ses inconvénients.

L’auto ou la micro-entreprise

L’auto-entreprise, aussi appelée micro-entreprise, est sans aucun doute le statut juridique favori des freelances. Il faut dire qu’en matière de simplicité, ce régime est particulièrement avantageux, même s’il n’est pas sans avoir quelques contraintes. En effet, dans ce cas de figure, le patrimoine personnel de l’entrepreneur se retrouve totalement engagé, sauf la résidence principale et les biens inscrits dans l’éventuelle déclaration d’insaisissabilité. Pour le reste, la responsabilité du freelance est totale, ce qui implique une grande vigilance dans la gestion de l’entreprise.

Malgré cela, la micro-entreprise reste très sollicitée, car il s’agit d’un statut simple, n’imposant aucune grosse contrainte, et dont la création est totalement gratuite. De même, comme le régime fiscal de l’auto-entrepreneur dépend de l’impôt sur le revenu, la gestion fiscale du régime est considérablement simplifiée.

En ce qui concerne la couverture sociale, depuis la mesure du gouvernement Macron applicable depuis le 1er janvier 2020, l’entrepreneur en auto-entreprise est rattaché à la CPAM, au même titre que n’importe quel salarié, et bénéficie donc de la même protection.

L’entreprise individuelle à responsabilité limitée

L’entreprise individuelle à responsabilité limitée, aussi appelée EIRL, est un statut juridique proche de l’auto-entreprise, mais comportant certaines subtilités.

Dans ce cas de figure, le patrimoine personnel de l’entrepreneur n’est pas engagé, et seuls les biens rattachés à l’entreprise et à l’activité sont accessibles pour les créanciers. Egalement, l’EIRL propose une option d’impôt sur les sociétés, sans limitation de durée, qui permet à l’entrepreneur de se verser des dividendes.

Pour le reste, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée est presque similaire à la micro-entreprise, notamment en ce qui concerne ses formalités de création, de cessation d’activité, ou même les caractéristiques relatives à sa protection sociale.

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, aussi appelée EURL, diffère totalement des deux statuts abordés jusqu’ici. Considérée comme une société à part entière, ses caractéristiques sont bien plus complexes, même si elles ne sont pas dénuées d’intérêt.

En premier lieu, tout comme pour l’EIRL, le patrimoine personnel de l’entrepreneur n’est pas en danger, sauf faute de gestion grave et avérée. De même, ce dernier peut opter au choix pour l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés, sans limitation de durée là encore.

Cependant, les formalités de création et de cessation d’activité de l’EURL sont plus compliquées que celles de l’à† ou de l’EIRL. En effet, l’entrepreneur doit rédiger des statuts et suivre toute une liste de formalités obligatoires, à l’image de la publication d’une annonce légale ou du règlement des frais de greffe.

A noter aussi que la protection sociale en EURL dépend du statut de son gérant. Si celui-ci est l’associé unique de la société, il est évidemment rattaché au régime général de la Sécurité sociale. Par contre, s’il n’est pas associé de l’entreprise, sa couverture dépend de sa rémunération. Lorsqu’il en perçoit une, il est considéré comme un salarié et bénéficie du même régime social. A l’inverse, s’il n’en perçoit pas, le gérant n’a aucun statut social, et donc aucune protection.

La société par actions simplifiée unipersonnelle

Statut juridique de plus en plus plébiscité par les entrepreneurs indépendants, la société par actions simplifiée unipersonnelle, aussi appelée SASU, relève elle aussi du régime des sociétés.

Non seulement le patrimoine personnel de l’entrepreneur est à l’abri des risques, mais celui-ci se voit imposer l’impôt sur les sociétés, bien qu’il puisse choisir l’impôt sur le revenu pour une durée maximum de 5 ans. Du côté des formalités de création et de cessation, celles-ci sont les mêmes que pour l’EURL et la majorité des autres statuts de sociétés.

Il faut tout de même distinguer une nuance importante concernant la SASU, puisque contrairement à l’EURL, l’entrepreneur peut au choix se payer un salaire ou se verser des dividendes. Peu importe sa décision, celui-ci est toujours rattaché au régime général de la Sécurité sociale, sans accéder pour autant à l’assurance chômage.

entreprendre

Quels sont les avantages du statut de freelance ?

Très en vogue depuis quelques années, on ne présente plus le statut de freelance et ses nombreux avantages, qui en font un mode de travail particulièrement plébiscité chez les jeunes. Si vous avez besoin d’une petite piqûre de rappel, voici pourquoi de nombreux travailleurs choisissent de quitter leur CDI au profit de ce régime.

La liberté de travail

Etre freelance, c’est ne plus avoir aucun patron au-dessus de soi pour contrôler et diriger son travail. Non seulement l’entrepreneur organise ses horaires et son planning comme bon lui semble, mais il choisit également avec quels clients il veut collaborer. De même, il est libre de prendre des vacances improvisées quand l’envie lui en prend, puisque l’essentiel est d’avoir terminé ses engagements professionnels en cours.

Enfin, le freelance peut exercer son activité en télétravail, depuis chez lui ou n’importe quel autre lieu qu’il juge approprié. Bien que certains clients exigent que les missions se déroulent au sein de leurs bureaux, notamment pour un projet d’équipe, il ne s’agit pas pour autant de la majorité des prestations.

La liberté de choisir sa rémunération

Même s’il s’agit d’un statut précaire pour beaucoup, notamment parce que les revenus du freelance ne sont pas fixes, ceux-ci peuvent s’avérer bien plus intéressants que le salaire d’un salarié en CDI. C’est par exemple le cas d’un profil technique qui, dans le milieu salarial, doit souvent se contenter d’un salaire insuffisant vis-à -vis de ses compétences.

Avec le statut de freelance, n’importe quel entrepreneur peut décider de ses tarifs, et donc de sa rémunération. En fonction de l’activité concernée, un indépendant peut choisir de facturer entre 300 et 500 euros la journée, tout en bénéficiant de charges réduites s’il choisit le statut de l’auto-entreprise. A la fin du mois, avec une activité pérenne, un freelance peut tout à fait gagner le double ou le triple d’un salarié, même si la dose de travail et l’investissement personnel sont aussi plus importants.

L’absence de routine professionnelle

Etre salarié dans une entreprise peut parfois être lassant, surtout lorsque l’activité du salarié consiste à répéter chaque jour les mêmes tâches. En freelance, l’entrepreneur est rarement confronté à la routine et au travail redondant. Non seulement les missions peuvent être très différentes d’un client à un autre, mais en plus, il est possible de moduler le volume de travail en fonction des envies ou de la fatigue.

Quelle est la différence entre travailleur indépendant et auto-entrepreneur ?

Bien qu’ils soient souvent utilisés à tort dans les mêmes circonstances, les termes  » travailleur indépendant  » et  » auto-entrepreneur  » sont pourtant très différents, notamment du point de vue de la loi. Mais alors, quelle est la différence entre les deux ?

Pour commencer, il faut savoir qu’être travailleur indépendant n’est pas un statut juridique, puisqu’il s’agit uniquement d’une expression désignant une personne travaillant à son compte. Ce terme générique vise donc tous les professionnels indépendants, qu’ils soient en auto-entreprise, en entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, ou même en portage salarial.

A l’inverse, l’auto-entreprise est un statut juridique particulier, avec ses propres règles et formalités, qui désigne seulement une certaine catégorie de travailleurs indépendants. Si chaque auto-entrepreneur est un travailleur indépendant, un travailleur indépendant n’est pas nécessairement un auto-entrepreneur.

Comment réussir sa vie d’entrepreneur ?

En matière de création d’entreprise, la réussite d’un projet ne tient pas au miracle. Il convient donc de respecter un certain nombre de principes et conseils pour mettre toutes les chances de son côté.

Pour commencer, le lancement d’une nouvelle activité doit se réfléchir en amont et faire l’objet d’une excellente préparation. Non seulement l’entrepreneur doit faire le tour de ses ambitions, de ses attentes et de ses compétences, mais il doit aussi s’assurer de la faisabilité du projet, aussi bien en termes techniques que financiers. De plus, l’indépendant doit aussi définir sa stratégie commerciale, afin de savoir comment parvenir à ses objectifs.

Ensuite, le créateur d’entreprise doit détailler le financement de son projet, en veillant à trouver des solutions limitant son endettement. Il peut par exemple s’agir de trouver un moyen de financement, de faire un prêt bancaire, d’amener un apport personnel, ou tout simplement de se tourner vers des solutions plus modernes à l’image du crowdfunding.

Une fois que ces détails sont réglés, l’entrepreneur doit penser à son réseau professionnel, ou à ses collaborateurs le cas échéant. En effet, porter un projet seul, sans s’entourer de personnes de confiance détenant d’autres compétences, peut vite limiter le développement d’une société. Même dans le cadre d’une entreprise individuelle, mettre en place des partenariats avec d’autres indépendants peut s’avérer essentiel, notamment pour s’ouvrir à la sous-traitance. Bien entendu, les personnes concernées doivent partager la même vision et les mêmes valeurs que l’entrepreneur, afin que chacun puisse avancer dans une parfaite complémentarité.

De même, et cela s’adresse particulièrement aux freelances, il est indispensable de ne pas travailler avec un seul client ou fournisseur, sous peine de se retrouver en difficulté lorsque celui-ci n’est plus en mesure de continuer la collaboration. Il faut donc toujours veiller à s’entourer de plusieurs clients et partenaires réguliers, pour ne pas mettre en péril l’entreprise nouvellement créée.

Enfin, un bon entrepreneur est avant tout un travailleur qui sait se remettre en question et tester ses idées. Il faut dire qu’avec l’émergence des nouvelles technologies, toujours plus rapide, certains virages doivent être pris rapidement. Pour que l’entreprise reste performante, il est donc indispensable de savoir prendre du recul, et de prendre les mesures nécessaires lorsque la situation l’impose.

Quelles sont les démarches pour devenir auto-entrepreneur ?

Pour créer une activité d’auto-entrepreneur, les formalités de déclaration sont particulièrement simplifiées. Désormais, tout est accessible en ligne sur le site de l’URSSAF, où il suffit juste de remplir un formulaire de création d’activité et de joindre quelques pièces justificatives. Ensuite, l’organisme procède à l’envoi des documents au Centre de Formalités des Entreprises, avant que l’entrepreneur ne reçoive son numéro d’identification dans un délai de deux à trois semaines.

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur sont donc très simples, même s’il reste nécessaire de comprendre quelques caractéristiques du statut pour la suite. Parmi les plus importantes, on recense notamment :

  • le plafond du chiffre d’affaires sur deux années consécutives, qui doit se limiter à 72 600 euros pour les prestations de service et 176 200 euros pour les activités commerciales ;
  • le plafond d’application de la TVA, qui démarre à partir de 34 400 euros de chiffre d’affaires pour les prestations de service et 85 800 euros pour une activité commerciale ;
  • les obligations comptables, qui se limitent à la tenue d’un livre de recettes et d’un registre des achats ;
  • les cotisations sociales, payables généralement tous les trimestres, qui commencent à 12,80 % du chiffre d’affaires pour les activités commerciales et montent à 22 % pour les prestations de service et les professions libérales.

Derrière l’apparente accessibilité du statut, l’auto-entreprise reste une structure juridique impliquant un minimum de connaissances. L’entrepreneuriat individuel est certes facilité par ce régime, mais l’entrepreneur doit rester conscient de ses obligations et de sa responsabilité.

Quelles sont les différentes étapes de création d’une entreprise ?

Comme nous l’avons vu un peu plus haut, la création d’une entreprise implique une grande préparation et réflexion de la part de l’entrepreneur. Si celui-ci doit se pencher sur ses compétences, il ne doit pas en oublier le projet en lui-même. Pour espérer réussir dans le monde de l’entreprise, un plan de départ solide paraît incontournable, aussi bien pour pérenniser l’investissement personnel que les apports financiers.

Avant de se lancer dans la création de son activité, l’entrepreneur doit donc suivre plusieurs étapes simples et incontournables, qui vont lui donner toutes les chances de réussir. Traditionnellement, on recense 7 phases indispensables et à suivre dans cet ordre.

  • Trouver une idée qui se démarque et qui soit en cohérence avec le projet professionnel.
  • Tester cette idée sur un petit groupe de personnes, de préférence des clients potentiels, afin de voir si elle est pérenne et rentable à long terme.
  • Compléter le financement de la nouvelle entreprise, en dressant par exemple un prévisionnel financier, qui va permettre d’apprécier sa rentabilité économique et de trouver des financeurs de tous horizons.
  • Rédiger un business plan, qui passe en revue toutes les caractéristiques de l’entreprise, de sa structure à son contenu, en passant par les attentes de l’entrepreneur et ses objectifs à plus ou moins long terme.
  • Choisir le statut juridique de l’activité, en tenant compte des avantages et des inconvénients de chacune des solutions possibles.
  • Rédiger minutieusement les statuts de la société le cas échéant, puisqu’il s’agit du document qui va régir tout le fonctionnement de l’entreprise.
  • Faire immatriculer l’activité.

A chacune de ces étapes, l’entrepreneur a la possibilité d’être accompagné par des professionnels du droit et de la création d’entreprise. Le recours à ces experts est d’autant plus important qu’ils sont souvent les mieux placés pour apporter des éclairages méconnus.