
Mis à jour le 07/10/2026
La transition d’un travail salarié à une activité indépendante est souvent un défi majeur du point de vue financier.
En effet, l’aspect financier est le frein le plus important pour ceux qui veulent entreprendre, c’est pourquoi l’accès aux allocations chômage est un soutien de taille pour les futurs entrepreneurs.
Développer une activité indépendante en ayant un filet de sécurité financier est rassurant. Il n’est cependant pas toujours évident de savoir quelles sont les structures juridiques (sociétés ou entreprises individuelles) qui permettent de bénéficier des allocations chômage.
Sous certaines conditions, les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) ont pourtant droit au chômage.
Quelles sont ces conditions et comment s’y prendre ? Nous vous expliquons tout.
La création d’une micro-entreprise ne crée pas de nouveaux droits à l’ARE. En revanche, une personne disposant de droits ARE acquis au titre d’une activité salariée peut, sous certaines conditions, continuer à percevoir une partie de cette allocation pendant son activité indépendante.
Dans ce cas de figure, on parle de cumul lorsque l’auto-entrepreneur perçoit des allocations chômage durant l’exercice de son activité indépendante. La notion de cumul doit cependant être tempérée, car lorsque le micro-entrepreneur génère un chiffre d’affaires, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est revue à la baisse.
l’ARE peut être versée en complément des revenus de l’activité indépendante, par conséquent lorsque la micro-entreprise ne réalise pas de chiffre d’affaires, l’ARE lui est, en principe, entièrement versée.
Quel que soit le chiffre d’affaires réalisé, le cumul des revenus issus de la micro-entreprise et de l’ARE ne peut pas dépasser le salaire mensuel de référence ayant servi au calcul de l’allocation.
Afin de pouvoir cumuler l’ARE avec une activité indépendante, le demandeur doit réunir plusieurs conditions strictes à savoir :
Le montant de l’ARE est calculé à partir du salaire journalier de référence, lui-même déterminé à partir des salaires bruts perçus pendant une période de référence pouvant aller jusqu’à 24 mois pour les personnes de moins de 55 ans et 36 mois pour celles âgées de 55 ans ou plus à la fin du contrat de travail.
En cas de création ou de reprise d’une micro-entreprise, l’ARE peut être cumulée avec les revenus de l’activité, sous réserve du plafond correspondant à l’ancien salaire de référence. Pour une micro-entreprise, le revenu retenu est calculé à partir du chiffre d’affaires après abattement professionnel, puis une déduction de 70 % est appliquée pour déterminer le nombre de jours d’ARE indemnisables.
Pour les droits concernés par les règles applicables depuis le 1er avril 2025, le cumul est en outre limité à 60 % du reliquat des droits ARE existant à la date de début ou de reprise de l’activité, sous réserve de certaines exceptions ou d’une éventuelle saisine de l’Instance paritaire régionale.
La formule pour calculer le SJR repose sur le calcul suivant :
Ensuite, l’ARE qui sera versée est soit :
Le montant le plus élevé est retenu.
L’ARE retenue est ensuite diminuée de 70% des revenus en micro-entreprise.
Les revenus en micro-entreprise renvoient au chiffre d’affaires mensuel auquel est appliqué un taux d’abattement.
Le taux d’abattement varie en fonction de la nature de l’activité exercée par l’auto-entrepreneur :
En résumé :
Pour bénéficier de l’ARE en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez d’abord informer France Travail de la création de son activité indépendante dans le cadre du régime de la micro-entreprise. A cette fin, il doit fournir les justificatifs de création tels que le certificat d’immatriculation.
Ensuite, il doit effectuer une déclaration obligatoire (mensuelle ou trimestrielle) de ses revenus professionnels auprès des URSSAF même lorsque son chiffre d’affaires est nul.
Suite à cette déclaration, le bénéficiaire doit transmettre le justificatif de la déclaration à France Travail et confirmer qu’il est toujours en situation de recherche d’emploi et mentionner le nombre d’heures mensuelles travaillées.
En résumé, le bénéficiaire doit :
L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) offre aux entrepreneurs la possibilité de convertir une partie de leurs allocations chômage en capital. Cette aide représente 60 % du montant des droits ARE restants à la date du début de l’activité (les 40 % restants sont mis en réserve).
Concrètement, le bénéficiaire perçoit une première moitié des 60 % au moment du démarrage de son activité indépendante, puis la seconde moitié 6 mois plus tard, sous réserve que l’activité soit toujours en cours. Depuis le 1er avril 2025, une condition supplémentaire s’applique pour percevoir ce second versement : le bénéficiaire ne doit pas occuper un emploi en CDI à temps plein.
Le bénéfice de l’ARCE exclut le bénéfice de l’ARE : les deux aides ne sont pas cumulables, l’entrepreneur doit choisir l’une ou l’autre.
Si vous perdez votre activité non-salariée de manière involontaire, vous pouvez bénéficier de l’ATI. L ’Allocation chômage des Travailleurs Indépendants (ATI) est un revenu de remplacement versé par France Travail pour une durée limitée (182 jours, non renouvelable) afin de soutenir le travailleur indépendant dans la reprise d’une autre activité. En 2026, l’allocation est de 26,30 € par jour, le montant ne peut pas être inférieur à 19,73 € par jour.
Pour bénéficier de cette allocation, vous devez :
L’ACRE est une aide qui permet une exonération des cotisations sociales de l’auto-entrepreneur lors de la création de son entreprise.
Cependant, pour bénéficier de ces exonérations, plusieurs conditions doivent être remplies et le bénéficiaire doit réaliser les démarches nécessaires auprès de l’URSSAF en fournissant les documents justificatifs relatifs à la création de son entreprise.
Depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE doit être déposée auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivants les débuts de l’activité. L’Urssaf statue sous 30 jours ; à défaut de réponse, l’aide est considérée comme accordée.
Textes de référence :
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