
De nombreux salariés rêvent aujourd’hui de se mettre à leur compte afin d’améliorer leurs conditions de travail et leur rémunération. Et cette tendance se confirme par l’augmentation du nombre de travailleurs indépendants en France sur ces dix dernières années. Aujourd’hui, les entrepreneurs représentent près de 10 % de la population active et le nombre de créations d’entreprise ne cesse de croître.
Mais se lancer dans l’entrepreneuriat n’est pas un projet anodin et il est tout fait normal que vous vous posiez de nombreuses questions sur comment faire pour devenir freelance, quel statut choisir et quelles en sont les conséquences sur le fonctionnement de l’entreprise, etc.
Un travailleur indépendant a plusieurs possibilités pour créer son entreprise. Il peut choisir le statut d’entrepreneur individuel, comme l’auto-entrepreneur, ou bien de profiter des avantages qu’offrent le statut de gérant d’une société commerciale. Il faut cependant savoir que les obligations légales ne sont pas identiques d’un statut à l’autre. Zoom sur les obligations légales de l’entrepreneur selon son statut juridique.
L’entreprise individuelle est le statut le plus simple en ce qui concerne la création de l’entreprise du fait qu’elle n’a pas de personnalité juridique, l’entrepreneur gère son entreprise en son nom propre. Toutefois, sa création et sa gestion impliquent le respect d’un certain nombre d’obligations.
Pour créer une entreprise individuelle, il vous suffit de remplir un formulaire de déclaration de début d’activité, le Cerfa PO, téléchargeable sur le site du CFE (Centre des Formalités des Entreprises) de l’Urssaf, accompagné des pièces justificatives demandées.
Le CFE se charge de la transmission des documents aux différents services concernés dont l’Urssaf, la CCI, le CMA, la Sécurité sociale des indépendants, etc.
Sachez que vous avez la possibilité de distinguer votre patrimoine professionnel de votre patrimoine personnel afin de protéger ce dernier. Pour cela, deux possibilités s’offrent à vous :
L’entreprise individuelle est soumise au respect d’obligations comptables :
Ces démarches peuvent être contraignantes et nécessiter le recours à un expert-comptable. Aussi, un régime spécifique et simplifié a été mis en place en 2008 pour les entrepreneurs exerçant sous forme d’entreprise individuelle, il s’agit de la micro-entreprise.
Le choix du régime de la micro-entreprise permet à de nombreux indépendants de bénéficier d’une comptabilité allégée et réduite à la tenue de deux livres obligatoires : le journal de recettes sur lequel il convient de noter chaque règlement et le livre des dépenses. Ensuite, les seules obligations légales auxquelles est soumis l’auto-entrepreneur sont la déclaration (en ligne) de son chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel et du paiement des cotisations sociales calculées en fonction du chiffre d’affaires déclaré.
Le choix du régime de la micro-entreprise se fait directement sur le formulaire PO et à la condition que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas le plafond autorisé. En 2020, les seuils maximums sont de :

Devenir freelance implique de choisir de constituer une société commerciale telle que la SAS ou la SARL, dans le cas où il souhaite s’associer avec d’autres personnes physiques ou morales, ou bien d’opter pour leur forme juridique unipersonnelle que sont l’EURL et la SASU, s’il entreprend seul. Quel que soit son choix de statut et de forme (unipersonnelle ou non), les obligations légales d’une société sont sensiblement identiques.
La constitution d’une société passe obligatoirement par l’envoi d’une demande d’immatriculation auprès du CFE. En amont, quelques étapes sont à réaliser avant l’envoi de votre dossier d’immatriculation.
Enfin, dans un délai de 15 jours maximum après réception du récépissé de dépôt émis par le CFE, vous devez effectuer la déclaration au registre des bénéficiaires effectifs de l’entreprise auprès du greffe du tribunal de commerce à l’aide du formulaire de déclaration téléchargeable sur le site infogreffe.fr.
Les obligations comptables d’une société commerciale sont les plus lourdes, l’entrepreneur, ou son expert-comptable, doit :
Une nouvelle possibilité est désormais offerte aux indépendants. Mis en place en 2015, le régime de portage salarial permet au freelance de se décharger de toutes les formalités administratives, juridiques, comptables, de création d’entreprise, etc. Le portage salarial consiste en un contrat tripartite entre l’entreprise de portage salarial, les clients et le salarié dit » porté » dans le cadre de missions ponctuelles ou régulières. Grâce au contrat de travail qui lie la société de portage salarial et l’indépendant, cette solution représente un bon compris pour devenir freelance tout en bénéficiant de la sécurité du salariat.
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