Fin de mission, à quoi doit s’attendre le salarié porté ?


Entre CDI, CDD, contrat de prestation et convention d’adhésion, la fin de mission de portage peut varier pour le salarié porté. Alors concrètement, comment se préparer à cette éventualité ? Réponse avec deux cas de figure.

« Que va-t-il se passer à la fin de ma mission ? Aurais-je le droit à des allocations chômage ? A une prime de précarité ? » Autant de questions que peuvent se poser les salariés portés. Et pour obtenir des réponses, il faut d’abord bien identifier tous les types de contrats qu’ils vont rencontrer. Commençons par le commencement : le travailleur indépendant doit rédiger un contrat de prestation puis signer un contrat de travail avec la société de portage. Ce dernier permet de bien cadrer les conditions de collaboration entre les deux parties. Le freelance doit alors choisir son type de contrat : le CDI ou le CDD. Selon son choix, la fin de sa mission avec une entreprise cliente varie.

Le CDI, largement privilégié

Si le freelance a signé un Contrat à Durée Indéterminée, la fin de mission de portage ne signifie pas la fin de sa relation contractuelle avec la société de portage. Les deux parties restent liées exactement comme dans un CDI classique, et ne pourront se séparer qu’en cas de démission, de licenciement ou de rupture conventionnelle. Entre deux missions, il est donc possible que le travailleur indépendant hérite d’un bulletin de salaire affichant « 0 euro ». Pendant cette période, la société reste néanmoins présente pour aider les freelances à rebondir et réduire au maximum ces périodes de vide.

Le CDD, un contrat avantageux

Moins répandu que le CDI, le Contrat à Durée Déterminée présente tout de même un avantage pour le travailleur indépendant : le versement d’une prime de précarité, à l’issue de son engagement. Si la prestation se termine en même temps que le CDD, les deux contrats s’achèvent et le statut de salarié prend automatiquement fin. Si au contraire, le contrat se poursuit après la fin de la mission, le freelance reste salarié.

Que ce soit en CDI ou en CDD, un travailleur indépendant a droit à un solde tout compte, un certificat de travail et une attestation employeur à la fin de son contrat. S’il a cumulé au moins 88 jours d’activités, il est donc éligible à Pôle Emploi. Le portage salarial offre donc au consultant la même protection qu’un salarié classique, tout en lui permettant de rester libre et indépendant. Le parfait équilibre pour les freelances, qui recherchent un cadre pour travailler en toute sérénité.

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