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Combien coûte la création et la gestion d’une auto-entreprise ?

Envie de vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat en minimisant les risques financiers ? Devenir micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur est peut-être la solution à envisager, car les coûts afférents à cette forme d’entreprise sont minimes.

En tant que régime simplifié, l’auto-entreprise peut limiter le développement de certaines activités, mais il a aussi l’avantage d’être peu coûteux à mettre en place. A vous de peser les pour et les contre, en prenant en considération les faibles frais liés à l’immatriculation de l’entreprise et à sa gestion au quotidien. Sans oublier toutefois que des charges (cotisations sociales par exemple) peuvent vite venir réduire considérablement le revenu espéré.

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La création d’une micro-entreprise : presque toujours gratuite

Contrairement aux types d’entreprises très répandus que sont les SARL, EURL, EIRL, SNC, SA et SAS, l’auto-entreprise permet d’exercer une activité sans avoir à dépenser quoi que ce soit pour l’immatriculation. En d’autres termes, la création d’une entreprise sous le statut d’auto-entrepreneur auprès du CFE (Centre de Formalités des Entreprises) est dans la plupart des cas gratuite.

Cela vaut pour l’inscription auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) qui concerne les personnes souhaitant exercer une activité commerciale (achat et vente de biens et vente de certains services).

La gratuité s’applique également pour l’exercice d’une activité artisanale (secteur alimentaire, fabrication de biens, domaine du bâtiment et prestations de services), qui nécessite un enregistrement auprès du Répertoire des Métiers (RM).

L’exception concerne la création de micro-entreprises pour exercer le métier d’agent commercial. Il faut alors s’acquitter de la somme de 27 euros pour immatriculer l’entreprise au Registre Spécial des agents commerciaux.

Les démarches d’immatriculation d’une micro-entreprise sont relativement simples, mais il est possible en tant que futur auto-entrepreneur, que vous ayez besoin d’un accompagnement pour le début de votre activité. Des entreprises spécialisées et des organismes comme la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) proposent ainsi un suivi, des conseils et des ateliers. Il vous faudra alors débourser de quelques dizaines à quelques centaines d’euros en fonction des prestations choisies et de la structure à laquelle vous vous adressez.

Vous êtes également en droit de suivre le SPI (Stage de Préparation à l’Installation), auparavant obligatoire et devenu facultatif. Cette courte formation en présentiel ou en ligne est accessible pour un coût de 194 euros. Il permet d’avoir toutes les connaissances utiles pour bien commencer votre projet et gérer votre entreprise (démarches d’inscription, régime fiscal, bases de comptabilité, responsabilité de l’auto-entrepreneur, déclaration de chiffre d’affaires, etc.).

Les frais de fonctionnement pour un auto-entrepreneur : peu élevés, voire facultatifs

En fonction de l’activité que vous comptez exercer, il va bien entendu falloir prendre en compte l’achat de matériel professionnel et parfois le coût d’un local (atelier, boutique, etc.). Le montant de ces frais varie grandement en fonction des métiers, et il est donc difficile d’estimer un coût moyen. Pour autant, pensez bien à définir votre budget avant de vous lancer dans la création de votre micro-entreprise !

En revanche, certaines obligations s’appliquent pour toutes les auto-entreprises, mais leur coût est dérisoire. Il s’agit par exemple de l’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité professionnelle. Il vous en coûtera quelques euros par mois, voire zéro euro via certaines banques en ligne.

La tenue de la comptabilité peut elle aussi ne rien vous coûter. En effet, un micro-entrepreneur a le droit de se passer d’un comptable, car seuls un livre des recettes et un registre des achats doivent être tenus à jour. Cela peut se réaliser simplement à l’aide un tableur ou livre de recettes papier. Toutefois, pour plus de simplicité et pour avoir la garantie de respecter la législation en vigueur, vous pouvez vous tourner vers des logiciels comptables. Certaines solutions sont gratuites, tandis que d’autres sont vendues quelques dizaines d’euros ou sont proposées via un abonnement mensuel, avec un coût allant de 7 à 35 euros par mois environ.

Parmi les autres formalités, la souscription à une ou plusieurs assurances est vivement conseillée pour certaines activités en micro-entreprise, voire obligatoire. Parmi elles, on compte notamment l’assurance responsabilité civile décennale pour les entreprises du bâtiment (autour d’une centaine d’euros par mois, en fonction de l’activité exercée et du chiffre d’affaires notamment).

L’assurance responsabilité civile professionnelle fait aussi partie des incontournables, et son prix varie selon de nombreux facteurs, pouvant aller de moins de 100 euros à plus de 500 euros par année.

D’autres assurances facultatives viennent s’ajouter : protection juridique, assurance perte d’exploitation, prévoyance santé, etc.

Les charges à payer sous le régime de l’auto-entreprise : cotisations et impôts

Pour les auto-entrepreneurs comme pour tout autre statut entrepreneurial, le paiement de cotisations sociales est une obligation. Cela permet de bénéficier d’une protection sociale et de cotiser auprès des organismes de formation.

Le calcul de la participation sociale s’effectue suite à une déclaration en ligne auprès de l’URSSAF, sous le régime social simplifié. Ces charges sociales ne doivent pas être prises à la légère, puisqu’elles peuvent représenter une part importante du chiffre d’affaires :

  • 12,9 % pour une auto-entreprise effectuant de la vente de marchandises ;
  • 22,3 % pour la prestation de services dans le domaine artisanal ;
  • 22,2 % pour une micro-entreprise à vocation commerciale ;
  • 22,2 % pour les activités libérales exercées sous le statut d’auto-entrepreneur.

A cela s’ajoute un taux de 1 à 2,2 % si vous optez pour le régime fiscal du versement libératoire de l’impôt. Sinon, l’impôt sur le revenu sera déterminé en fonction du montant de chiffre d’affaires ou des recettes que vous allez déclarer chaque année, par le biais de la déclaration complémentaire des revenus.

Si vous décidez de créer votre auto-entreprise, vous devrez également vous acquitter chaque année de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises). Son montant est fixé en fonction de la valeur locative des locaux utilisés dans le cadre de votre activité professionnelle durant l’année N-2. La CFE va donc dépendre de la commune concernée, de la surface des locaux, de leur utilisation, etc.

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Charges non déductibles et TVA non récupérable : des coûts  » cachés  » à anticiper en tant qu’auto-entrepreneur

L’une des différences majeures entre le statut d’auto-entreprise et les autres formes d’activités réside également dans le régime fiscal. Si vous avez pour projet de créer votre entreprise, gardez ainsi à l’esprit ces points.

  • Les auto-entrepreneurs ne sont pas en droit de déduire leurs charges de leur chiffre d’affaires pour réduire leur base imposable. Cela peut être préjudiciable si votre activité vous amène par exemple à effectuer de nombreux déplacements, si vous souhaitez réaliser une formation, si vous devez acheter du matériel spécifique, etc.
  • La TVA n’est pas récupérable dans le cadre de la micro-entreprise. Si vous comptez vous lancer dans une activité commerciale ou si vous avez besoin de réaliser un investissement important dès le début de votre activité, vous devrez donc payer plein pot vos achats.

Cette absence de charges déductibles et de TVA récupérable peut donc impacter considérablement le bénéfice dégagé par votre auto-entreprise, et donc le revenu que vous pourrez vous verser.

Néanmoins, cela n’est pas vraiment problématique si vous n’avez que peu de dépenses afférentes à votre activité (Baby-Sitting, Community Management, prestations scolaires, soutien social, etc.) et cela vous évite des formalités au quotidien.

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