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Comment limiter les risques de la création d’entreprise ?

En fonction du statut juridique et du régime choisi par l’entrepreneur, la création d’une entreprise entraîne des risques financiers non négligeables pour ce dernier. A juste titre, il s’agit donc d’une question essentielle, qu’il vaut mieux prendre en compte avant de se lancer dans une nouvelle activité. De tous les risques possibles, qu’ils soient humains, concurrentiels, ou liés au contexte commercial, ce sont sans aucun doute les risques financiers qui mettent le plus en danger la situation personnelle des entrepreneurs. De ce fait, face à l’incertitude d’un nouveau projet, le créateur d’entreprise doit être sûr de lui ou limiter les retombées négatives.

Vous êtes en pleine phase de lancement de votre activité et vous vous posez des questions sur votre future responsabilité ? Vous souhaitez mettre en place des solutions pour éviter les risques financiers de votre projet ? Faisons un tour d’horizon des solutions à votre disposition.

homme découvrant les risques de la création d'entreprise

Bien choisir le statut juridique de votre entreprise

La première étape incontournable pour éviter tout risque financier est sans aucun doute de bien choisir le statut juridique de votre entreprise. En effet, il s’agit même d’un élément capital, au-delà du business plan et de l’étude de marché, puisque celui-ci peut engager votre responsabilité d’entrepreneur. Face aux multiples choix de statuts possibles, vous devez faire des recherches approfondies et minutieuses, voire même solliciter l’aide d’un professionnel de la création d’entreprise.

De manière générale, les différents statuts juridiques possibles s’organisent autour de 2 grandes familles d’entreprises :

  • les entreprises individuelles ;
  • les sociétés.

Alors que les entreprises individuelles engagent totalement la responsabilité de l’entrepreneur, à savoir son patrimoine personnel, sauf avec certains dispositifs, les sociétés permettent une plus grande sécurité en limitant les pertes des dirigeants.

Choisir un statut juridique qui protège le patrimoine personnel

Un entrepreneur qui souhaite miser sur la sécurité doit plutôt s’orienter vers un statut juridique de sociétés, à l’image de :

  • la SARL, la société à responsabilité limitée, ou l’EURL, l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, qui n’est autre que la version individuelle du premier statut ;
  • la SAS, la société par actions simplifiée, ou la SASU, la société par actions simplifiée unipersonnelle, une déclinaison individuelle du statut précédent ;
  • l’EIRL, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, la seule exception qui sécurise le patrimoine personnel de l’entrepreneur parmi les entreprises individuelles.

Choisir un statut juridique qui engage la responsabilité de l’entrepreneur

A l’inverse, un entrepreneur peut miser sur un autre statut juridique, notamment si son activité comporte peu de risques. C’est par exemple le cas d’un rédacteur web ou d’un développeur qui travaille depuis son domicile. Plus facile d’accès, ces régimes doivent être choisis avec précaution, car ils engagent pleinement la responsabilité du créateur de l’entreprise. Il s’agit notamment de :

  • l’EI, l’entreprise individuelle ;
  • l’AE, l’auto-entreprise, aussi appelée la micro-entreprise ;
  • la SNC, la société en nom collectif, qui comporte de nombreux risques pour les entrepreneurs au contraire de ses autres consœurs.

Sachez toutefois que si vous choisissez l’entreprise individuelle, vous avez une solution alternative pour protéger les biens immobiliers de votre patrimoine personnel. En effet, grâce à une déclaration d’insaisissabilité, vous pouvez mettre en sécurité un appartement, une maison, ou même plusieurs logements, à condition que ces derniers ne soient pas utilisés dans le cadre de votre activité.

Enfin, ne perdez pas de vue que si la majorité des statuts de sociétés protège l’entrepreneur, cela n’est pas le cas lorsque celui-ci commet une faute de gestion. Si celle-ci est avérée, le patrimoine personnel du dirigeant peut être touché par les créanciers.

Quels sont les risques de la création d'entreprise ?

Ne pas accorder de garanties ou de caution personnelle

Se lancer dans la création d’une entreprise peut nécessiter de trouver un financement pour mener à bien son projet. Si certaines alternatives sont possibles, à l’image de l’investissement des proches ou des campagnes de crowdfunding en ligne, la plupart des entrepreneurs optent pour un crédit bancaire. Malheureusement, alors que cette solution peut paraître viable pour un créateur, elle implique aussi des inconvénients importants selon le montant nécessaire.

Ainsi, plus le financement demandé est élevé, plus la banque ou l’organisme prêteur va demander des garanties ou une caution à l’entrepreneur. De ce fait, au-delà des risques liés à son statut juridique, ce dernier engage son patrimoine personnel à la seconde où il signe son contrat. En toute logique, si l’entreprise ne se développe pas selon le prévisionnel prévu, le créateur se retrouve confronté aux paiements de mensualités qu’il ne peut pas honorer. Dès lors, les créanciers se tournent vers le patrimoine personnel de celui-ci, à savoir ses biens immobiliers et mobiliers.

Pour plus de sécurité, vous devez donc éviter de vous mettre dans cette position inconfortable. Toutefois, si vous n’avez vraiment pas d’autres choix, envisagez des solutions alternatives et plus adaptées aux créateurs d’entreprises. A titre d’exemple, en fonction du projet et du profil de l’emprunteur, des organismes comme BPI France peuvent accorder des prêts sans solliciter de garanties.

Garder votre emploi ou bénéficier d’allocations chômage

Le meilleur moyen de limiter les risques financiers, lors de la création d’une entreprise, reste probablement de garder son travail en parallèle. En effet, par ce biais, l’entrepreneur conserve une rémunération non négligeable, ce qui lui permet de lancer son projet en toute sérénité. De plus, si l’entreprise ne fonctionne pas selon le prévisionnel établi, l’entrepreneur bénéficie toujours de son emploi et ne rencontre aucune difficulté passagère du fait de cet échec.

Evidemment, en fonction de l’activité concernée, tous les entrepreneurs n’ont pas la possibilité de suivre cette voie, d’autant plus qu’elle n’est pas forcément compatible avec une vie de famille. Afin de ne pas mettre en péril le développement de la future entreprise, le créateur peut avoir besoin d’être présent à 100 % pour cette dernière. Si tel est votre cas, mieux vaut donc privilégier votre business, en faisant appel à un financement plus traditionnel et en vous consacrant à votre projet.

A noter également que selon votre situation, vous avez la possibilité de bénéficier du maintien de vos allocations chômage au début de votre entreprise. Bien sûr, l’entrepreneur doit réunir un certain nombre de conditions nécessaires pour que ce soit possible, comme le fait d’avoir suffisamment cotisé pour percevoir ses droits. Néanmoins, cela vaut le coup de vous renseigner pour votre cas, en signalant tout simplement la création de votre entreprise à Pôle Emploi. En fonction de votre profil, l’organisme peut même proposer de vous verser vos droits au chômage sous la forme d’un capital, en 1 ou 2 fois, ce qui peut déjà combler une bonne partie de votre financement de départ.

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