La mission du consultant freelance

Mis à jour le Thursday, November 18, 2021

Un bon nombre de freelances exercent en tant que consultant. Ce terme, qui peut paraître fourre-tout, désigne le caractère particulier d’un poste de plus en plus répandu dans le monde professionnel. Être consultant freelance se caractérise ainsi par une position externe à l’entreprise. Par ailleurs, le consultant y joue un rôle crucial, car il intervient souvent sur des problématiques bloquantes.

Explorer les différentes dimensions entourant ce métier permet de mieux connaître un travail dont les perspectives d’avenir sont très larges. Qu’est-ce qu’un consultant ? En quoi consistent ses missions, et quelles études faut-il suivre pour se lancer dans le consulting ? Définition, foire aux questions et mise en pratique.

Consultant freelance

Définition : qu’est-ce qu’un consultant ?

Pour mieux cerner le métier de consultant freelance, il est capital de savoir ce que recouvre la mission de consulting et le métier de consultant.

Consulting

Ce terme d’origine anglo-saxonne désigne le « conseil aux entreprises ». Cette activité est née aux États-Unis dès la fin du XIXe siècle dans l’optique de permettre aux entreprises d’améliorer leurs performances. Surfant sur la vague de la performance, des professionnels ont décidé de proposer leurs services de consulting aux entreprises. Depuis, le conseil s’est démocratisé dans les entreprises du monde entier. Ces dernières peuvent compter sur une pléiade de professionnels externes reconnus pour leur expertise.

Consultant

Le professionnel qui propose ses services de consulting est appelé consultant.

Ce terme désigne son rôle, qui consiste à conseiller les entreprises faisant appel à son aide. Il doit apporter son expertise par des conseils et démarches permettant aux entreprises de trouver des solutions aux problèmes qu’elles n’ont pas réussi à résoudre d’elles-mêmes. Le consultant doit apporter une vraie valeur ajoutée aux entreprises, en ayant un impact positif sur les problématiques visées. Il doit concourir activement à leur succès.

FAQ

De nombreuses questions subsistent quant au métier de consultant. Nous faisons le point dans cette FAQ.

Quel statut choisir en tant que consultant freelance ?

Souvent rattaché à un cabinet de conseil, le consultant tente de plus en plus l’aventure de manière solitaire en choisissant de se mettre à son compte. En optant pour cette position de freelance, le consultant peut choisir entre différents statuts juridiques.

Le choix le plus simple est celui du statut d’auto-entrepreneur, avec le régime de la micro-entreprise. Avec ce statut, le patrimoine personnel de l’entrepreneur est confondu avec celui de son entreprise. La responsabilité de l’indépendant est donc pleinement engagée, et ses biens personnels sont saisissables en cas de dettes. Toutefois, ce statut permet de bénéficier d’obligations comptables et administratives simplifiées. De plus, la production de statuts n’est pas nécessaire et il n’y a pas de capital social à constituer. Un autre atout de ce statut est d’offrir une exonération de TVA à ses affiliés.

Précisons que l’indépendant ayant le statut d’auto-entrepreneur cotise pour la retraite, mais ne cotise pas pour le chômage. Par ailleurs, le statut d’auto-entrepreneur n’est plus applicable dès qu’un certain seuil de chiffre d’affaires annuel est dépassé. En 2021, le seuil à ne pas dépasser est 72 600 € pour une activité de prestation de service, comme c’est le cas pour un consultant.

Le second choix le plus populaire est celui du statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL). Ce régime permet à ses affiliés de déclarer un patrimoine d’affectation professionnel afin de limiter leurs responsabilités. La responsabilité de l’entrepreneur se retrouve donc limitée au montant du patrimoine affecté.

Si le consultant choisit de créer une société dans laquelle il est seul à exercer, celui-ci a le choix entre deux types de société unipersonnelle :

  • la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : il s’agit d’une société qui ne comporte qu’un seul associé. Ses affiliés sont imposés de droit à l’impôt sur les sociétés (IS). Il n’y a aucune limite de chiffre d’affaires à respecter. Par ailleurs, la responsabilité individuelle de l’indépendant est limitée. Ce statut offre la possibilité de se développer facilement en SAS (société par actions simplifiée) par l’intégration d’autres associés ;
  • l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : dans ce régime, les bénéfices réalisés sont soumis à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR).

Notons que pour créer sa société, les démarches à effectuer sont plus conséquentes et complexes que pour la création d’une entreprise individuelle. Il faut notamment déclarer ses statuts, et les obligations comptables à respecter sont plus importantes.

Quel est le rôle du consultant freelance dans l’entreprise ?

Le consultant intervient pour résoudre des problématiques qui apparaissent ponctuellement au sein des organisations. Une entreprise fait appel à ce professionnel lorsqu’elle n’a pas les ressources internes pour faire face à ces problèmes. Le consultant doit donc avoir une expertise accrue dans le domaine pour lequel il est sollicité.

Ce prestataire externe apporte les compétences et le recul nécessaire pour relever des défis hors de portée de l’entreprise. Le consultant intervient dans des domaines très variés. Il peut tenir un rôle dans le secteur des ressources humaines, de l’informatique ou encore dans le marketing.

Comment se déroule une mission de consulting ?

Le rôle du consultant l’amène à suivre une procédure rigoureuse afin de répondre aux attentes de ses clients. Ainsi, une mission de consulting comporte généralement les étapes suivantes :

  • la phase d’analyse, qui doit permettre au consultant de comprendre les problèmes pour lesquels il a été appelé et d’en saisir tous les enjeux. Cette phase de diagnostic est essentielle. Pour la réussir, le consultant va questionner les salariés sur les problématiques rencontrées. Cette étape se compose également d’une phase d’observation ;
  • la phase de recommandations : une fois qu’il a bien compris le cœur du problème, le consultant a toutes les clés en main pour livrer des préconisations pouvant résoudre les difficultés rencontrées. Il peut établir plusieurs solutions ou n’en retenir qu’une seule. Lors de la présentation de ses recommandations à l’entreprise cliente, il est nécessaire qu’il précise les ressources humaines et financières nécessaires à leur élaboration. Avant le déploiement de la stratégie préconisée par le consultant, le client devra valider le plan d’action ;
  • la phase d’accompagnement : le consultant s’engage à participer à la mise en place de ses préconisations. Lors de la mise en pratique de son plan d’action, il endosse le rôle de formateur, coach ou assistant afin d’accompagner les équipes au changement ;
  • la phase de reporting : cette dernière étape permet d’évaluer le travail accompli au cours de la mission de conseil. Elle nécessite l’utilisation de tableaux de bord pour un suivi facilité. Le consultant a tout intérêt à communiquer les résultats obtenus à l’ensemble de l’entreprise pour la visibilité de son travail.

Quels frais prévoir pour exercer en tant que consultant ?

Un consultant freelance doit prévoir de débourser des frais pour :

  • la création de son entreprise : s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur est gratuit, mais il faut compter environ 250 € pour l’immatriculation d’une société. Lors de la création d’une société, il faut aussi penser au coût de la rédaction des statuts ainsi qu’à celui de la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) ;
  • l’exercice de son activité : le consultant freelance doit s’équiper en achetant un ordinateur et divers outils informatiques. Il peut aussi avancer des frais de déplacement pour se rendre chez ses clients. Des frais liés à sa communication (cartes de visite, plaquettes, site internet…) sont également à prévoir.

Quelles études suivre pour devenir consultant indépendant ?

Pour exercer le métier de consultant, il faut privilégier de longues études supérieures. En effet, les entreprises vont plus facilement se tourner vers des candidats de niveau bac + 5 ou supérieurs. Un Master obtenu dans une école supérieure de commerce, une école d’ingénieurs ou en IEP (Institut d’Études Politiques) est l’idéal. Toutefois, un Master universitaire dans une spécialité comme le droit, les ressources humaines ou le management est tout autant apprécié.

Au-delà de son cursus, le consultant devra se démarquer par son expertise et des qualités spécifiques, comme une excellente capacité d’analyse et un bon relationnel.

Le cas du consultant IT

L’informatique, par sa technicité et son évolution constante, est l’un des secteurs pour lesquels les entreprises font le plus souvent appel à des prestataires externes.

Ainsi, un consultant IT peut être sollicité si une entreprise souhaite faire évoluer son site intranet. Lors de sa phase de diagnostic, le consultant, à travers des entretiens et des observations, pourra comprendre que les collaborateurs ont besoin d’une interface de site plus fluide et intuitive. Il pourra alors donner des recommandations allant dans ce sens, tout en respectant le cahier des charges défini par l’entreprise. Dans son plan, il pourra préconiser, par exemple, l’utilisation d’avatars personnalisables et la création d’un menu simplifié. Pour la refonte du site, il pourra mobiliser des développeurs internes ou demander à faire appel à un prestataire externe.

À l’issue de la refonte du site, l’accompagnement du consultant est primordial pour faciliter la prise en main du nouveau site auprès des salariés de l’entreprise. Un suivi devra ensuite être mis en place afin de déceler les éventuelles limites du nouveau site et les corriger.

Avec une telle démarche, le consultant IT s’assure de réussir sa mission.

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