Travailler à son compte : comment s’y prendre ?

Publié le mardi 05 juillet 2022 par Emily McLaren

Le freelancing connaît un essor sans précédent ces dernières années, et de plus en plus de professionnels sont tentés par cette indépendance. Mais les démarches pour se mettre à son compte peuvent sembler complexes et beaucoup retardent leur projet face à de telles formalités. Pour vous accompagner, voici toutes les étapes à franchir pour travailler à son compte.

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L’étude de marché : vérifier la viabilité du projet

Pour lancer son activité à son compte, il ne suffit pas d’avoir une idée ou des compétences, il faut aussi que votre produit ou votre service réponde à un vrai besoin. L’étude de marché permet alors de vérifier si vous êtes sur la bonne voie, en étudiant plusieurs critères :

  • Les tendances du moment dans votre secteur d’activité ;
  • Les particularités du marché actuel (fournisseurs, taux de croissance, taille, rentabilité…) ;
  • La réglementation et le fonctionnement du secteur ;
  • La concurrence déjà en place.

Cette analyse précise vise alors à vous positionner sur le marché, et définir votre future clientèle, pour ajuster votre projet au plus près des besoins réels.

Rédiger un business plan

La rédaction du business plan est une étape qui peut décourager, pourtant, elle est essentielle à la création d’une entreprise. Les objectifs sont alors au nombre de trois :

  • Clarifier et préciser votre projet ;
  • Fixer des objectifs à votre activité ;
  • Convaincre les investisseurs et les banques de participer au financement de votre entreprise.

Pour être complet, un business plan doit donc comprendre différentes données essentielles pour se mettre à son compte en toute sérénité :

  • L’étude de marché ;
  • La stratégie commerciale, marketing, fiscale et financière ;
  • Les ressources matérielles et humaines nécessaires ;
  • Le plan de communication pour le lancement de votre activité ;
  • Le business model, ou étude financière, avec bilan prévisionnel, plan de financement, budget de trésorerie et compte de résultat prévisionnel.

Vous souhaitez devenir indépendant, mais la rédaction du business plan vous effraie ? Des professionnels peuvent vous accompagner dans cette démarche.

Choisir le statut juridique pour votre projet professionnel

Il n’existe pas de statut juridique universel pour les professionnels qui souhaitent travailler à leur compte. Plusieurs formes juridiques sont possibles, avec des avantages variables selon l’activité.

Les entreprises individuelles

Si vous choisissez d’être seul maître à bord de votre entreprise, il est alors conseillé de se tourner vers une entreprise individuelle. Il n’y aura alors aucune distinction entre votre personne et votre entreprise.

  • La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) : simple à gérer et allégée aux niveaux fiscal et comptable. Le statut de micro-entrepreneur est intéressant pour se lancer, mais il y a un plafond de chiffre d’affaires ;

L’entreprise Individuelle (EI) : ce statut juridique permet de profiter d’une responsabilité limitée au patrimoine professionnel, et donc de protéger son patrimoine personnel.

Les sociétés pluripersonnelles

  • La Société à Responsabilité Limitée (SARL) : les associés ont une responsabilité limitée au montant de leur apport dans la société ;

La Société par Actions Simplifiée (SAS) : sa gestion simplifiée et plus flexible séduit les autoentrepreneurs.

Les sociétés unipersonnelles

La société unipersonnelle est un compromis entre la société et l’entreprise individuelle. Elle permet de profiter du statut de société, mais de pouvoir rester seul gérant et propriétaire de l’entreprise.

  • L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : c’est une SARL avec un seul associé ;

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) : c’est une SAS avec un seul associé.

Le portage salarial

Statut hybride entre l’entrepreneuriat et le salariat, le portage salarial permet de travailler à son compte, tout en profitant des avantages du statut de salarié (couverture sociale, retraite, formation…). L’entreprise de portage salariale s’occupe de toutes les démarches administratives, en échange d’une commission sur le chiffre d’affaires mensuel du consultant.

Trouver des financements pour se mettre à son compte

Le business plan est un atout majeur pour trouver un financement. En effet, à moins de pouvoir financer la création d’entreprise par des fonds internes (vos fonds personnels), il est souvent nécessaire d’avoir recours à des financements externes pour lancer son activité.

L’argent peut alors servir à payer le local, le matériel, les matières premières, la communication… 

Plusieurs sources de financements sont alors possibles pour le futur indépendant :

  • Le prêt auprès d’un proche ;
  • Le prêt auprès d’un établissement bancaire ;
  • Le financement par le biais d’investisseurs (business angels) ;
  • Le financement par les organismes publics.

Beaucoup plus moderne et moins classique, la campagne de crowdfunding permet de récolter des fonds en ligne auprès de particuliers. En contrepartie, le futur entrepreneur s’engage à offrir une récompense matérielle ou financière aux investisseurs.

Profiter des aides à la création d’entreprise

Plusieurs aides à la création d’entreprise sont disponibles en France. Si elles sont soumises à certaines conditions, le statut juridique de l’entreprise n’est pas pris en compte.

  • Les aides sociales à la création d’entreprise : l’ACRE, l’ARCE, le CAPE, le RSA et la prime d’activité ;
  • Les aides fiscales pour se mettre à son compte : déduction des intérêts d’emprunt, réduction d’impôt sur le revenu… ;

Les aides financières à la création d’entreprise : prêt d’honneur, microcrédit, prêt NACRE…

Les démarches administratives pour créer son entreprise

Après avoir réalisé toutes ces étapes cruciales, et avoir trouvé un financement, l’entrepreneur n’a plus qu’à se lancer. Quelques dernières formalités sont alors obligatoires pour pouvoir exercer en France en toute légalité, et vendre vos services et produits :

  • Souscrire à un contrat d’assurance professionnelle (RC Pro, assurance multirisque professionnelle, assurance perte d’exploitation, assurance perte de revenus…) ;
  • Ouvrir un compte bancaire professionnel, pour bien dissocier le budget professionnel du budget personnel. Les micro-entrepreneurs peuvent se contenter d’un compte courant dédié à leur activité ;
  • Rédiger les statuts (obligatoire pour une société) où seront mentionnées toutes les règles de la société (apport des associés, pouvoir de chacun, dénomination sociale, montant du capital social…) ;
  • Immatriculer l’entreprise, en respectant les démarches propres à chaque statut juridique.

Vous avez pour projet de vous mettre à votre compte ? Vous savez désormais comment faire pour réussir votre lancement. Des professionnels peuvent vous accompagner dans ces démarches et faciliter ainsi la création de votre entreprise.

Emily McLaren

Chef de projet marketing & communication d’Ad’missions au sein du groupe Freelance.com, ce poste m’a ouvert l’esprit sur les nouvelles manières de travailler et de s’épanouir dans sa vie professionnelle autant que personnelle. La rencontre avec de nombreux talents et experts au sein du groupe me permet d’avoir une vision interne du monde du portage salarial et du freelancing pour étudier et mettre en avant les nouveautés et bienfaits de ce statut au profit de tous.

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