Tout comprendre de la mission en freelance

Mis à jour le Friday, November 5, 2021

Être installé comme travailleur freelance est synonyme de liberté pour un grand nombre de professionnels. Si dans les faits ce n’est pas complètement faux, ce statut exige tout de même une certaine discipline. En effet, l’indépendant doit réaliser des missions pour le compte de clients, dont les profils sont souvent divers et variés. À ce titre, il doit être capable de respecter une demande précise et de répondre à des objectifs et attentes préalablement fixés.

Mener à bien une mission en freelance n’est donc pas aussi évident que cela puisse paraître, puisqu’il est judicieux de suivre un certain nombre de formalités, et ce, pour se prémunir d’éventuels risques face à des clients parfois peu coopératifs.

Faisons un tour d’horizon des caractéristiques d’une mission en freelance et de tout ce que cela implique pour le travailleur indépendant. Contrat de prestation, acompte, conditions générales de vente, etc., on fait le point sur ce qu’il faut savoir.

Une jeune femme entamant son activité en freelance

Définition

Pour bien comprendre ce qu’implique une mission en freelance, il est déjà nécessaire de s’intéresser à la définition même du travailleur freelance et de son quotidien.

Qu’est-ce qu’un travailleur freelance ?

Contrairement à un salarié qui travaille pour le compte d’un employeur, un travailleur freelance n’a aucun lien de subordination avec qui que ce soit. Il travaille donc uniquement pour lui-même et réalise des missions spécifiques pour le compte de clients, qu’il doit d’ailleurs trouver seul, notamment par le biais de plateformes spécialisées. Si son activité peut prendre la forme de conseils et d’analyses, elle peut aussi se résumer des actions ou prestations ciblées.

Pour pouvoir se développer, le travailleur freelance doit démarcher des entreprises ou particuliers appartenant à sa cible de clientèle. Ainsi, un graphiste peut directement prospecter auprès des entreprises et particuliers, tout comme il peut proposer ses services à des agences de communication, qui font souvent appel à des freelances en sous-traitance.

Qu’est-ce qu’une mission en freelance ?

La mission en freelance désigne la collaboration précise qui unit le client et le travailleur indépendant. Elle regroupe toutes les étapes qui suivent la signature du contrat de prestation, ou du devis, et ne s’achève qu’au paiement du travail livré par le prestataire.

De manière générale, cette mission est soumise aux conditions générales de vente fixées par le freelance. Ceci implique donc que le client est dans l’obligation théorique de la respecter, même si dans le cas d’une sous-traitance, le travailleur indépendant est libre de se plier aux CGV de l’entreprise qui le mandate.

Dans tous les cas, le freelance est rémunéré sur la base du montant fixé en début de mission, qui dépend lui-même des tâches effectuées. Si la collaboration entre le travailleur indépendant et le client se passe de manière optimale, la mission en freelance est possiblement amenée à se répéter entre les 2 parties.

FAQ

Pour mieux comprendre les caractéristiques de la mission en freelance, abordons plus en détail quelques questions fréquentes.

Comment devient-on freelance ?

Avant de pouvoir réaliser une première mission en freelance, un travailleur indépendant doit obligatoirement passer par de nombreuses étapes.

En premier lieu, il doit avoir une idée précise pour son projet et savoir dans quel domaine d’activité il compte évoluer. Effectivement, il est vivement déconseillé de se lancer à l’aveugle sur n’importe quel marché, sans étudier au préalable quelques notions nécessaires. De la clientèle aux concurrents, en passant par les habitudes et stratégies de chacun, s’installer en freelance comporte des risques qui doivent être minimisés avant d’aller plus loin dans les démarches.

Lorsque c’est fait, le travailleur indépendant peut choisir sa structure juridique, parmi plusieurs possibilités, avant de faire le nécessaire pour gagner en visibilité. Pour cela, il doit entre autres se faire connaître dans son secteur et construire un carnet d’adresses et de contacts. En fonction de son domaine d’activité, le freelance peut choisir différents outils à sa disposition, à commencer par les plateformes de freelances en ligne, qui mettent en relation clients et prestataires.

Quel statut juridique adopter pour réaliser des missions en freelance ?

Pour être un travailleur freelance, il existe plusieurs possibilités, parmi lesquelles on retrouve notamment :

  • l’auto-entreprise ;
  • l’EIRL, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée ;
  • l’EURL ou la SASU, deux formes de sociétés unipersonnelles ;
  • la Maison des Artistes ou l’Agessa pour certaines professions ;
  • le portage salarial.

En effet, contrairement aux idées reçues, le freelance n’est pas un statut juridique à proprement parler. Il s’agit uniquement d’un terme utilisé pour désigner un travailleur indépendant, qui propose ses services à un client pour une durée déterminée, plus ou moins longue selon l’accord passé entre les deux parties. Être freelance, c’est aussi émettre des factures, ce qui oblige le travailleur à adopter une structure juridique légale parmi celles sus-citées.

Comment est rémunérée la mission en freelance ?

La rémunération d’une mission en freelance dépend avant tout du choix fait par le travailleur indépendant. En effet, celui-ci peut choisir de fixer un tarif horaire, un tarif journalier, ou un forfait à la prestation. De manière générale, le freelance est tout de même tenu de respecter une certaine fourchette de prix en vigueur dans son secteur, sous peine de rencontrer des difficultés pour trouver des clients.

À noter que le travailleur indépendant ne doit pas oublier de prendre en compte ses frais et charges de travail pour fixer son prix, car son activité doit rester rentable, même face à la concurrence. Il peut par exemple tenir compte de son ordinateur, de son matériel de bureau, de ses frais kilométriques en cas de déplacement, etc.

Peut-on cumuler des missions en freelance et un emploi salarié ?

En fonction du statut juridique privilégié par le travailleur indépendant, celui-ci peut faire face à des risques financiers certains. Pour se prémunir d’éventuels problèmes à ce sujet, ou absences de ressources, il est tout à fait possible pour le freelance de conserver un emploi salarié tout en réalisant des missions pour le compte de clients. Néanmoins, en fonction du contrat de travail concerné, certaines conditions peuvent être émises par l’employeur. Il s’agit par exemple de quelques notions comme :

  • l’engagement de loyauté ;
  • le respect de la non-concurrence ;
  • le respect de clauses d’exclusivité ;
  • etc.

Vous l’aurez compris, avant de démarrer une activité en freelance, la lecture du contrat de travail est incontournable, surtout au regard du champ d’activité concerné par les futures missions.

Quelles sont les obligations du freelance durant une mission ?

Comme n’importe quelle autre entreprise, un travailleur freelance doit respecter certaines obligations au fil de ses missions.

Pour commencer, il a des obligations juridiques, avec par exemple la rédaction de ses conditions générales de vente ou de ses contrats de prestations. De même, un indépendant a des obligations fiscales et comptables, comme le paiement des cotisations sociales et des impôts, ou la tenue d’une comptabilité conforme à ce qui est attendu pour son statut juridique. Il doit aussi obligatoirement émettre des factures à chaque fin de mission, qui résument le prix de la prestation, l’acompte déjà versé et d’autres informations essentielles. Enfin, un travailleur freelance a évidemment des obligations liées à ses contrats de prestation, avec entre autres une obligation de moyens, la souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle, etc.

Quels sont les avantages et inconvénients du statut de freelance ?

Pour un travailleur indépendant, le statut de freelance revêt évidemment des avantages et inconvénients.

Du côté des avantages, on recense évidemment la pleine autonomie du régime, le choix du planning de travail, la liberté de choisir les missions et clients, la possibilité de rencontrer une multitude de professionnels et de compétences.

À l’inverse, il faut aussi être bien informé des inconvénients, comme la rémunération variable, les revenus instables, la difficulté de séparation entre vie personnelle et vie professionnelle, ou encore les nombreuses formalités administratives.

Exemple et mise en situation

Marion vient de se lancer en tant que graphiste freelance et cherche à développer son activité en trouvant de nouveaux clients. Pour cela, elle décide d’établir une stratégie efficace, par le biais de différents moyens et techniques à sa disposition.

Pour commencer, elle choisit de lancer une campagne d’emailing, en contactant quelques prospects savamment sélectionnés au préalable. À ce titre, elle effectue des recherches sur les réseaux sociaux professionnels, à l’image de LinkedIn. De même, après avoir mis en ligne son portfolio, elle décide de créer un blog professionnel, un choix qui s’avère souvent payant. Grâce à cet espace, elle publie des articles qu’elle peut partager à ses prospects, ou qu’elle référence soigneusement dans les moteurs de recherche. Enfin, elle prospecte également par les réseaux sociaux, en intégrant par exemple des groupes Facebook, ou LinkedIn, et en s’assurant d’y publier du contenu régulièrement.

Bien sûr, Marion a aussi la possibilité de prospecter par téléphone, en utilisant par exemple un logiciel CRM pour l’aider dans son organisation. Évidemment, elle doit au préalable préparer son entretien, en prévoyant entre autres un discours percutant et correspondant aux besoins du prospect appelé. Pour être efficace, la prospection téléphonique exige tout de même de savoir capter l’attention de l’interlocuteur, au même titre qu’il est nécessaire pour tout freelance de pouvoir répondre aux différentes objections de celui-ci. Pour cette raison, il ne s’agit pas d’une méthode adaptée à tout le monde.

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