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Création d’une entreprise : les étapes pour réussir son projet

Mis à jour le jeudi 13 avril 2023

La création d’une entreprise est un projet qui ne s’improvise pas et qui nécessite quelques formalités de préparation indispensables. Qu’il s’agisse de rédiger un business plan, d’élaborer un prévisionnel de financement, ou même de faire une étude de marché, la concrétisation d’une idée, aussi bonne soit-elle, passe par différentes étapes. Pour que l’entrepreneur puisse avoir toutes les chances de succès, celui-ci doit répondre à plusieurs questions, aussi bien liées à son entreprise qu’à lui-même.

Vous avez une idée d’activité et vous envisagez la création de votre entreprise ? Vous visualisez avec difficulté l’ensemble des étapes à respecter pour lancer votre projet ? Passons en revue les formalités et démarches incontournables de l’entrepreneur, pour vous permettre d’y voir plus clair.

Etape 1 : comprendre les avantages de la création d’une entreprise

Chaque année, de plus en plus d’entreprises sont créées, notamment grâce au statut juridique de l’auto-entreprise, particulièrement simple d’accès et sans formalités complexes. Pour beaucoup de travailleurs salariés, l’entrepreneuriat a de nombreux avantages, qui permettent de compenser l’instabilité des revenus qui peut en découler.

En premier lieu, la création d’une entreprise permet souvent de développer une idée d’activité mûrement réfléchie et que l’entrepreneur ne se voit pas exercer en salariat. Miser sur un projet auquel on croit est donc le principal intérêt de départ, même si l’envie de devenir son propre patron suit généralement dans le même temps. Il faut dire que pouvoir choisir ses missions et ne rendre des comptes à personne d’autre qu’à ses clients peut être grisant, surtout en comparaison des journées très routinières d’un salarié.

De même, la création d’une entreprise est une source de nouveaux défis et permet à l’entrepreneur de se challenger quotidiennement. Pour la plupart des créateurs, il s’agit non seulement de répondre à des objectifs stimulants, mais aussi de créer un emploi à leur image et un projet avec leurs valeurs.

Hormis cette liberté d’actions et de décisions, devenir entrepreneur est souvent synonyme de revenus plus importants. En effet, à compétences et profils égaux, le salaire d’un salarié atteint rarement le chiffre d’affaires d’un créateur d’entreprise. Toutefois, il est important de nuancer cet aspect, puisque durant la première année de l’activité, le créateur gagne souvent peu d’argent. Au contraire, il doit bien souvent attendre 2 ou 3 ans pour commencer à toucher le fruit de ses efforts, à condition que l’entreprise soit pérenne et que l’activité se développe comme prévu.

Etape 2 : évaluer les risques lors de la création d’une entreprise

Hormis tous les avantages de la création d’entreprise, il faut aussi avoir une vue d’ensemble des risques auxquels se confronte chaque entrepreneur. En effet, il existe de nombreux aspects dont il faut tenir compte, afin de se lancer en toute conscience et de pouvoir assumer les conséquences si la situation se présente. Rien de mieux que d’identifier les risques pour pouvoir les maîtriser.

Tout d’abord, le risque principal concerne évidemment le patrimoine personnel de l’entrepreneur et de sa famille proche. Entre la baisse des revenus du foyer suite au lancement de l’activité, l’absence de congés payés, la gestion du stress, et la responsabilité du créateur vis-à -vis de ses créanciers, créer une entreprise impacte chaque personne qui gravite dans la sphère familiale de l’entrepreneur.

Egalement, lorsque l’activité prévoit d’embaucher des salariés, le créateur de l’entreprise fait courir des risques à tout son personnel. Qu’il s’agisse de la sécurité sur le lieu du travail ou même de la responsabilité de leur salaire, les collaborateurs internes au projet font eux aussi partie des premiers concernés et premiers touchés en cas de difficultés.

De plus, tous les tiers impliqués dans le business, qu’il s’agisse des partenaires commerciaux, des fournisseurs, ou même des clients, subissent également les conséquences des décisions de l’entrepreneur. Si des problèmes viennent à se déclarer, la responsabilité de l’entreprise, et donc du dirigeant, sera forcément engagée par ces derniers.

A l’arrivée, l’ensemble des risques qui concernent le créateur de l’entreprise peut avoir des retombées psychologiques, mais également des conséquences judiciaires, aussi bien sur le plan civil que pénal. Par conséquent, une phase de réflexion est indispensable pour réfléchir à la maîtrise de ces risques et à leurs différents degrés d’acceptation. Pour cela, l’entrepreneur n’a pas d’autre choix que de considérer tout ce qu’il a à perdre et les solutions dont il dispose pour s’en prémunir. Economies personnelles, protection du patrimoine, état de santé général, de nombreux critères doivent être passées au crible.

Avant de se lancer plus concrètement dans les formalités de création de l’entreprise, il peut donc être utile de se faire accompagner d’un professionnel. En effet, la France dispose de nombreux réseaux dédiés aux créateurs d’entreprises, où ces derniers peuvent prendre des conseils pour construire leur projet.

Etape 3 : distinguer les différents moyens de financement d’une entreprise

En plus du business plan et de l’étude de marché, l’entrepreneur doit obligatoirement réaliser un prévisionnel de financement. Non seulement cela lui permet de visualiser les premières dépenses de son entreprise, mais de plus, il peut estimer plus précisément les recettes de ses premiers mois d’activité. A noter que ce document est incontournable pour demander un crédit professionnel à la banque, puisque sans prévisionnel de financement, aucun établissement ne se risque à prêter de l’argent à un nouveau créateur d’entreprise.

Pour pouvoir rassembler le montant nécessaire au lancement du projet, l’entrepreneur doit avoir une visibilité à moyen terme de sa viabilité et de sa rentabilité. Lorsque c’est fait, il peut alors passer à la recherche des financeurs et investisseurs, en sachant qu’il existe aujourd’hui un certain nombre d’alternatives. Parmi elles, on retrouve notamment :

  • le financement par association, qui implique que la société se compose de différents associés ayant fait des apports au capital social ;
  • le financement par le biais d’une épargne personnelle ;
  • le financement par les proches et la famille, aussi appelé  » la love money  » ;
  • le financement participatif, notamment par le biais d’une campagne de crowdfunding en ligne ;
  • le financement bancaire, grâce à un prêt professionnel accordé par la banque à l’entrepreneur ;
  • le financement d’Etat, qui inclut notamment toutes les aides à la création d’entreprise (ARE, ARCE ou ACRE), ainsi que les aides aux chômeurs de longue durée.

Bien entendu, pour un même projet, l’entrepreneur n’a pas besoin de solliciter chacune de ces solutions. Dans la majorité des cas, le financement de l’entreprise peut se contenter d-˜un seul de ces moyens, ou de deux, si le montant de départ nécessaire est important.

Etape 4 : remplir les formalités de création d’une entreprise

Une fois toutes les étapes de la préparation achevée, l’entrepreneur peut passer aux formalités de création de son entreprise. A ce titre, il doit remplir un certain nombre de démarches administratives et juridiques, qui mènent à l’immatriculation de l’entreprise ou de la société. En fonction du statut et du régime choisis, ces différentes phases peuvent être amenées à considérablement varier.

Les formalités de création pour une entreprise individuelle

En matière de création d’entreprise, l’entreprise individuelle est sans aucun doute la plus facile à lancer. En effet, l’entrepreneur doit uniquement répondre à la question de l’adresse de son siège social, en choisissant de déclarer son activité à son domicile, dans des locaux attitrés, ou même en domiciliation commerciale. Lorsque c’est fait, il n’a plus qu’à déposer un dossier de création d’une entreprise individuelle au CFE compétent, assorti entre autres des pièces justificatives suivantes :

  • le formulaire P0 ;
  • un justificatif de domiciliation ;
  • un justificatif de l’information du conjoint sur les conséquences sur les biens communs des dettes contractées à titre professionnel ;
  • une copie de la pièce d’identité et une attestation de filiation le cas échéant ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • un justificatif de l’autorisation délivrée en cas d’activité règlementée ;
  • une copie de la déclaration d’insaisissabilité le cas échéant ;
  • un justificatif de mariage ou de Pacs en cas d’option pour le statut de conjoint collaborateur ;
  • un chèque pour les formalités de création.

A noter que pour le régime de la micro-entreprise, aussi appelé auto-entreprise, les formalités sont encore plus simples, puisque tout est accessible et faisable en ligne sur le site de l’URSSAF.

Les formalités de création pour une société

Lorsque l’entrepreneur décide de se lancer dans la création d’une société, les formalités et démarches sont bien plus lourdes qu’en entreprise individuelle.

En premier lieu, le créateur doit rédiger les statuts de son entreprise, à savoir un document essentiel, puisqu’il organise tout le fonctionnement de la future activité. Lors de cette étape, un certain nombre de mentions sont importantes, en plus d’être obligatoires, ce qui peut nécessiter le recours aux services d’un notaire ou d’un expert-comptable.

De même, l’entrepreneur doit réaliser les apports au capital social, que ceux-ci soient en numéraire, en nature ou en compte courant d’associé. Ces derniers permettent de déterminer le capital social de la société, à savoir l’argent investi par l’entrepreneur pour le démarrage de son activité.

Ensuite, le créateur de la société doit procéder à la publication d’une annonce légale dans un journal habilité, situé dans le département de son siège social. Par ce biais, il transmet un certain nombre d’informations aux tiers sur son entreprise, comme la dénomination sociale, la forme juridique, le montant du capital social, l’adresse du siège social, le nom de l’entrepreneur, et bien d’autres mentions.

Enfin, une fois ces différentes étapes terminées, l’entrepreneur peut passer à la déclaration de création d’entreprise, dont le numéro de formulaire change selon le statut juridique. S’il s’agit du P0 pour une entreprise individuelle, il faut prendre le M0 SARL pour une EURL ou une SARL, le M0 pour une SAS, une SA ou une SNC, le PEIRL pour une EIRL, etc. En plus de ce formulaire, le créateur d’entreprise doit également transmettre d’autres documents, avec par exemple :

  • un exemplaire original des statuts datés et signés ;
  • un justificatif de domiciliation ;
  • une copie de la pièce d’identité du dirigeant ;
  • une attestation de parution de l’avis de constitution au journal d’annonces légales ;
  • une déclaration des bénéficiaires effectifs de la société ;
  • un chèque pour les frais de création.

Bien entendu, d’autres justificatifs peuvent être requis en fonction du projet, auquel cas il convient de se renseigner directement auprès du CFE compétent.

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